Leçons de cuisine : bases et curiosité

Et oui je suis de nouveau là avec mes divagations existentielles sur l’apprentissage de la cuisine 😛 Cette fois-ci on parle B.A.-BA et ouverture d’esprit…

Reprendre les bases :

Et quand je dis les bases, je parle de deux choses : les techniques de base mais aussi les aliments. Dans les précédentes Leçons de cuisine je suggérais une méthode pour diversifier son alimentation. C’est vrai si tout d’un coup on se met à avoir envie d’apprendre à cuisiner c’est sans doute qu’on en a marre des pâtes jambon fromage et autres pizzas/hamburgers. Mais parfois se dire : « J’ai envie d’autre chose » ne signifie pas forcément qu’on sait de quoi on a envie ni comment « réorienter » notre régime alimentaire. On peut aussi avoir envie de changement mais appréhender ces nouveaux goûts et/ou textures inconnus. Bref, il y a une différence entre vouloir changer d’alimentation et trouver les idées pour la modifier…

Du coup il vaut mieux y aller petit à petit et habituer progressivement notre palais à ces nouveautés. Comment ? En s’inspirant de menus pour bébés…Ne riez pas, l’étape de la diversification alimentaire chez le nourrisson est celle où il commence à découvrir une palette de saveurs plus diversifiée et plus complète. C’est un apprentissage, tout comme celui qu’on entreprend quand on se lance en cuisine. Alors pourquoi pas ?

Bon évidemment je ne vous suggère pas de vous mettre aux petits pots (ce qui irait à l’encontre du principe de base, à savoir apprendre à cuisiner), ou de vous contenter de purée de carottes ! Mais faites donc un tour sur des sites spécialisés ou plongez-vous dans des livres/magazines pour parents. Vous y trouverez peut-être des idées de préparations et d’associations d’aliments qui ne vous seraient pas venues naturellement à l’esprit. Bien sûr ça vaut surtout pour ceux d’entre nous qui n’ont pas d’enfants 🙂 Les autres sont déjà passés par là 🙂

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©Giphy

Pour ce qui est des techniques de base, le principe est le même (non je ne vous invite pas à jouer à la dînette ! 😛 ). Il s’agit d’un apprentissage progressif. Mais là vous pouvez choisir deux façons différentes de procéder. Mettons par exemple que vous ayez du mal avec les blancs en neige. La première fois qu’on en prépare on peut ne pas savoir à quel moment s’arrêter pour qu’ils soient assez fermes. Bon depuis ma première fois j’ai appris qu’il suffisait de retourner le bol qu’on utilise et que si ça ne coule pas c’est que c’est bon. Mais gardons ça comme exemple. Rien ne vous empêche de réaliser des mousses au chocolat une fois par semaine jusqu’à ce que vous maîtrisiez la technique. Rien à part peut-être votre foie ou votre ligne 😛 Mais vous comprenez l’idée. S’il y a une technique que vous aimeriez maîtriser, le mieux reste de préparer régulièrement des recettes dans lesquelles vous vous en servez. Enfin je dis ça mais depuis le « Désastre des œufs pochés du 18 mars » je n’ai toujours pas réessayé ! Faites ce que je dis, pas ce que je fais hein 😛

Sinon il y a une façon plus extrême d’aborder la chose : trouver une recette qui rassemble plusieurs techniques/préparations de base que vous souhaitez apprendre et vous entraîner sur celle-là. Prenez par exemple le gâteau opéra. Pour le réaliser il vous faudra faire : un biscuit Joconde, un sirop au café, une ganache au chocolat, une crème au beurre au café, un glaçage, et même pourquoi pas un montage à l’envers ! De quoi apprendre plusieurs choses en une seule recette 🙂

Garder l’esprit ouvert :

Toutes les occasions sont bonnes pour développer sa connaissance des produits et son palais. Début juillet j’étais à un barbecue et quelqu’un avait apporté des insectes grillés. A priori les insectes ça ne m’inspire vraiment pas ! J’ai du mal à dépasser la barrière psychologique. Mais bon ils étaient là, je n’avais jamais testé, et à en croire les autres invités ça n’était pas si terrible que ça. Alors je me suis lancée…Bon clairement je ne le referais pas ! Encore aujourd’hui j’ai en bouche cette texture étrange et ce goût épouvantable (plus dû aux épices utilisées pour assaisonner les insectes, qu’aux bestioles en elles-mêmes). Mais au moins j’ai fait preuve de curiosité.

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Vers et grillons grillés pour l’apéro… Photo: ©E.Y.

L’autre nouveauté pour moi ce soir-là ça a été le camembert au barbecue ! Vous enfermez le fromage dans de l’aluminium et vous le posez sur la grille jusqu’à ce qu’il soit fondu…Mes aïeux je vous dis pas le délice ! Pourtant je n’aime pas le camembert d’habitude. Mais là je dois avouer que c’était particulièrement savoureux. La seule chose c’est que ça colle aux dents ! Et que c’est un peu écœurant il faut bien le dire. Mais ça c’est peut-être justement parce que je n’en mange jamais. Le fait est que je ne suis pas restée sur un a priori. Certes je n’apprécie pas ce fromage en temps normal, mais là il s’agissait d’une nouvelle façon de le déguster. J’ai donc fait l’effort de goûter, et je n’en suis pas déçue…

Pour résumer, en cuisine il ne faut pas avoir peur des découvertes. D’accord je ne serais pas prête à manger des abats (ça me dégoute prodigieusement !), mais pour le reste je me dis qu’être fermée aux nouveautés c’est prendre le risque de passer à côté de bonnes surprises et de nouveaux plaisirs gustatifs. C’est comme quand on était petit : il ne faut pas dire « beurk » ou « j’aime pas » tant qu’on n’a pas gouté…En revanche pour les insectes, même après avoir gouté je peux toujours dire beurk j’aime pas !

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