Les leçons de la semaine…

Pour continuer avec ce que j’ai appris jusqu’ici, voici les leçons de la semaine…

Leçon n°7 : Ne pas être trop ambitieux ni exigeant avec soi-même

Certes en tant que perfectionniste maladive je suis mal placée pour dire ça…Et pourtant c’est vrai…Etre trop ambitieux implique le risque de se décourager. Vouloir réaliser un menu complet (apéritif, entrée, plat, dessert) pour 10 personnes, composé de produits qu’on a pas l’habitude de travailler, alors qu’on commence à peine notre apprentissage culinaire est voué à l’échec. Il faut savoir gérer les préparations, le temps de cuisson, par quoi on commence, qu’est-ce qui prend le plus de temps etc…Toutes ces choses s’acquièrent petit à petit. Si on se lance là-dedans un mois après avoir commencé à vraiment cuisiner, on va rapidement être dépassé. Deux ou trois expériences comme celle-là et on pourrait vite être dégouté de la cuisine…Ce serait bête de gâcher une si belle passion par excès d’orgueil…

On y va donc doucement. On commence par cuisiner pour Chéri(e) d’amour (qui mieux que lui/elle pourrait servir de cobaye à nos essais ?), ensuite un couple d’amis, éventuellement papa-maman…Mais on garde la préparation d’un dîner de famille de A à Z pour Noël, le temps d’être plus sûr de soi et surtout d’avoir testé quelques fois tous les plats qu’on voudrait faire durant les mois qui précédent…Sérieusement, se lancer le 24 décembre dans la préparation d’une dinde farcie, alors qu’on en a jamais fait auparavant, c’est prendre le risque de faire le tour du quartier pour trouver une pizzeria ouverte à 21h30 le soir de Noël ! Je dirais aussi que parfois quand on est trop ambitieux, la vie se charge elle-même de nous ramener les pieds sur Terre. Pour la Saint-Valentin j’avais décidé de faire non seulement des chaussons poulet/champignons en entrée, mais en plus un bœuf bourguignon pour le plat ! Deux choses que je n’avais absolument jamais testées auparavant. Sans parler des pancakes de différentes formes et couleurs pour le petit dej (ça heureusement j’en avais déjà fait avant). Il ne m’est pas venu à l’esprit que si je ratais mon coup ce week-end là on se retrouverait à commander chinois…Et bien le destin m’a gentiment fait redescendre de force, puisque je me suis réveillée le vendredi matin avec le dos coincé et donc dans l’incapacité d’aller faire les achats nécessaires ou de cuisiner intensivement. Je ne dis pas que je me suis réjouie, mais avec le recul ça a été une bonne chose puisque le jour où j’ai effectivement testé les chaussons poulet/champignons ça a été mon premier ratage. Comme quoi, tout arrive pour une raison, et ça aurait été dommage que ça se passe le jour de la Saint-Valentin. C’est pareil pour le fait d’être trop exigeant envers soi-même. Moi par exemple, j’adore l’opéra (le gâteau, pas la musique !). Et je rêverais de pouvoir en réaliser un…Mais un jour…Dans un lointain futur…Je sais que je n’ai pas encore ce qu’il faut pour essayer maintenant. Ce sera mon ultime challenge en pâtisserie, si un jour je maîtrise les techniques. Du coup, cette semaine quand l’envie m’a prise de faire un gâteau, et puisque je n’en avais jamais fait, je me suis contentée de la recette de gâteau au chocolat la plus simple que j’ai pu trouver. Mes précédentes tentatives de pâtisserie (tiramisu et muffins) s’étant soldées par des échecs (alors que c’est pas les trucs les plus compliqués à faire !), je me suis dit que c’était pas la peine de viser trop haut…Donc voilà, si vous venez à peine de réaliser votre premier quatre quarts n’envisagez pas d’embrayer directement sur la pièce montée…Ou si vous le faites, ne soyez pas effondré si le résultat est décevant…Petit à petit l’oiseau fait son nid.

Leçon n°8 : Apprivoiser sa cuisine (et s’équiper un minimum)

Si jusqu’à présent vous vous contentiez d’un micro-ondes et éventuellement d’une casserole d’eau pour faire à manger, la cuisine peut vous apparaitre comme un lieu mystérieux. Un territoire inconnu à explorer, avec ses codes, ses coutumes et son langage à maîtriser…Le mieux, comme quand on part en vacances et qu’on veut en profiter au maximum, c’est de plonger tout de suite dans l’expérience. L’immersion totale c’est ce qui marche le mieux pour apprendre une langue ! Donc on y va. On prend une grande respiration et on fonce. Commencez par faire le tour de votre cuisine et allez voir au fond de vos placards pour savoir ce que vous avez déjà en stock. Vous pourriez être surpris. Moi par exemple j’ai découvert un set de couteaux semi-professionnels que mon homme avait reçu il y a deux ans…J’avais complètement oublié qu’ils étaient là, alors que je me battais avec un vieux couteau plus du tout tranchant, malgré l’aiguiseur que nous avons ! Une agréable surprise donc. Ça peut aussi en donner de moins bonnes, du genre « Mais qu’est-ce que ça fout encore là ça ? » quand vous tombez sur des légumes certes en conserve (achetés un jour où vous aviez mauvaise conscience de ne manger que des pizzas), mais périmés depuis janvier 2014…Ce tour d’horizon vous permet donc à la fois de voir ce que vous avez, mais aussi de faire le tri et de jeter/donner ce qui peut l’être. Faire place nette pour accueillir tous ces nouveaux joujoux dont vous rêvez (oui des joujoux…Parce que quand on devient accro, aller se balader dans un magasin d’ustensiles de cuisine c’est comme aller chez Fisher Price pour les gosses ! Ou dans une bijouterie…Au choix, en fonction des prix pratiqués par ledit magasin.)

Quant au fait de s’équiper, ça évidement ça ne se fait pas du jour au lendemain, à moins d’avoir un budget « Loisirs » à 5 chiffres…Mais il y a quand même des essentiels de base à avoir, et qui font toute la différence. Pour en revenir à mes nouveaux couteaux, non seulement c’est le pied de les utiliser, mais en plus ils ont des vertus insoupçonnées. Un ami cuisinier, qui a gentiment accepté de me montrer la technique de découpage des oignons, m’a fait remarquer qu’on ne pleurait pas. C’est selon lui grâce à ce très bon couteau qui tranche de manière nette, et évite donc d’avoir une partie de l’oignon un petit peu écrasée, ce qui crée des minuscules éclaboussures responsables des larmes qui nous viennent…Comme quoi on en apprend tous les jours (voir le point suivant sur les oignons). Autre exemple, après quelques utilisations de mon four, qui pour rappel est un combi four/micro-ondes, je sais maintenant que je dois pratiquement doubler les temps de cuisson indiqués sur les recettes. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est comme ça. Cela dit c’est en pratiquant que je l’ai appris…D’où l’importance d’apprivoiser sa cuisine. Ça vous permettra également de la réorganiser de manière plus fonctionnelle. Une fois que vous savez ce que vous avez comme matériel, et ce qui vous manque, vous pouvez arranger tout cela de façon différente pour que votre cuisine soit plus pratique, en fonction de vos habitudes. Par exemple, si tout d’un coup vous vous mettez à préparer régulièrement vos tagliatelles vous-même, vous savez que votre machine à pâtes doit être à portée de main et facilement accessible. La machine à pain en revanche peut se ranger au fond du placard le plus éloigné de vous si vous n’en faites que 3 fois par an…

Leçon n°9 : Oignons un jour…

Les oignons sont présents dans de nombreuses recettes. Qu’il s’agisse de cuisine sophistiquée ou des plats de tous les jours, il y a de grandes chances pour que vous en consommiez régulièrement. Si comme moi vous n’avez pas encore investi dans un hachoir et que vous les coupez à la main, c’est une bonne idée d’apprendre à maîtriser la technique. Il y a plein de vidéos sur le web qui expliquent comment faire. J’en ai choisi une qui donne plusieurs conseils bien utiles (voir ci-dessous), mais il n’y a pas d’astuce miracle. Il faut pratiquer pour développer le tour de main. Cela dit, je rajouterais quand même trois choses à ce qui est dit dans la vidéo. Premièrement lorsque la dame cisèle son oignon, pour la dernière étape après avoir incisé dans la longueur et l’épaisseur (en gros quand elle découpe les petits dés), elle garde son couteau droit, à la verticale. Le chef qui m’a expliqué la technique il y a deux jours, m’a montré qu’il valait mieux incliner légèrement la lame vers l’extérieur, pour qu’elle soit en diagonale…Ainsi, même si vous touchez vos doigts, ce ne sera pas avec le tranchant de la lame mais bien avec le plat. On ne risque donc pas de se couper. Autre problème dans cette vidéo, la dame ne positionne pas super bien ses doigts. Vous voyez que le bout de ses ongles est plutôt vers l’avant, or ils doivent être plus rentrés. C’est presque comme si vous faisiez une griffe avec vos doigts. C’est la partie bombée de votre première phalange qui doit être vers l’avant (je ne sais pas si je m’exprime très clairement, mais regardez plusieurs vidéos de chefs et vous verrez 🙂 ). Particulièrement difficile à faire quand on a des ongles un peu longs. En même temps je dis ça, mais je suis moi-même incapable de le faire. Pour l’instant j’utilise encore la même technique qu’elle sinon j’ai l’impression de ne pas avoir une bonne prise sur l’oignon. Enfin dernière astuce, si vous coupez des oignons en grande quantité et que vous passez votre couteau à travers le tout pour terminer de le hacher, il se peut que vos morceaux s’étalent. On a tendance à vouloir les rassembler à l’aide du couteau, en les « raclant » sur la planche. En soi ce n’est pas un problème, mais n’utilisez pas le côté tranchant pour ça. Servez-vous plutôt du dos de la lame, afin d’éviter d’abîmer votre couteau. 

Et tant qu’à faire, si vous utilisez souvent des oignons, autant allier l’utile à l’apprentissage. Prévoyez des petits tupperwares (200ml max) en suffisance et lancez-vous dans une séance « Eminçage d’oignons ». Deux kilos d’oignons, un bon couteau, une bonne planche (éventuellement des lunettes de plongée !) et c’est parti. Vous y passerez certes du temps, mais non seulement vous développerez votre technique, mais en plus vous aurez de quoi congeler plusieurs petites quantités d’oignons, ce qui vous fera gagner du temps en semaine au moment de cuisiner. Tout bénef quoi ! Et cela vaut pour tout ce qui peut être congelé. Vous pourriez envisager un après-midi « congélation » et découper différents légumes, des herbes, en profiter pour faire des soupes ou de la sauce tomate en grande quantité…Tout ça vous attendra au congélo pour les soirs où vous n’avez ni le temps ni l’envie de passer 1 heure en cuisine…

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